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Déminage humanitaire : Trois communautés rurales de la région de Sédhiou ciblées
Le développement des activités économiques et sociales ne se réalisera que dans une Casamance sans mines. Telle est la conviction du Centre national d’action anti-mines au Sénégal (Cnams). La structure qui envisage d’exécuter un programme de déminage humanitaire dans trois communautés rurales de la région de Sédhiou, entend s’appuyer sur un cadre de concertation pour une conduite efficiente du programme.

Débarrasser les populations de la Casamance de la menace des mines à l’horizon 2015, mais aussi permettre aux communautés de vivre dans la paix, telles sont les ambitions du Centre national d’action anti-mines au Sénégal (Cnams). La stratégie de cette structure est d’éviter aux couches vulnérables de la population de perdre leur autonomie du fait des mines antipersonnel et de lutter contre l’appauvrissement engendré par la perte du bétail et l’abandon de certaines activités économiques en Casamance. C’est ainsi que la région de Sédhiou également touchée par le phénomène des mines antipersonnel, avec son cortège de mutilés, de déplacés, d’écoles et de surfaces cultivables abandonnées, est une cible particulière pour le Cnams.

‘Le Sénégal est confronté à une crise qui perdure depuis les années 1982 et qui a eu comme conséquence une contamination par mines et restes d’explosifs de guerre, dont l’impact économique est très important’, explique l’ambassadeur Papa Omar Ndiaye, directeur du Cnams. Conséquences : ‘Les activités du tourisme sont déstructurées. Les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la cueillette et du transport - aussi bien des personnes que des biens - sont également dévalorisés. Même le commerce avec les pays voisins a subi le coût de cette contamination par mines’. C’est pourquoi, de son point de vue, ‘il va falloir prendre le phénomène à bras-le-corps avec l’implication de tout le monde’.

Pour une exécution correcte de ce programme, il s’avère nécessaire de mettre en place un cadre de concertation qui regroupera l’ensemble des acteurs concernés. Ainsi, selon Papa Omar Ndiaye, pour que tout le monde soit au même niveau d’information, il faudra ‘mettre en place un cadre de concertation sous la supervision du gouverneur de la région et qui regroupera l’ensemble des acteurs concernés pour une conduite efficiente du programme anti-mines dans la région de Sédhiou’.

Dans la région de Sédhiou, les départements de Goudomp et de Bounkiling, durement touchés par le conflit armé en Casamance, sont concernés par ce programme de déminage humanitaire.

Moctar DIALLO

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