Audiences du tribunal militaire de Dakar :
Neuf gendarmes et onze policiers jugés ce vendredi Comme il est de coutume, au dernier vendredi de chaque mois, le tribunal militaire tient ses audiences à la salle 2 du nouveau palais de justice de Dakar. Et ce sera le cas ce vendredi. A la barre, défileront neuf gendarmes et onze policiers pour être jugés pour des infractions typiquement militaires et pour des délits de droit commun.
Le tribunal militaire de Dakar tient ses audiences ce matin à la salle 2 du nouveau palais de justice de Dakar. Selon le rôle d’audience qui nous est parvenu du greffe et signé par le procureur de la République près le tribunal militaire de Dakar, neuf gendarmes et onze policiers seront fixés sur leur sort pour des infractions typiquement militaires et des délits de droit commun.
Le premier corps d’élite à être jugé est la gendarmerie, avec comme assesseurs les adjudants Souleymane Diallo et Issa Fall. La défense est assurée par le gendarme-avocat Amadou Diatta. Pour les infractions typiquement militaires, on retrouve au banc des accusés Seydina Oumar Bâ (de l’école des officiers de la gendarmerie nationale de Ouakam) et Adama Diakhaté (gendarme à l’escadron de la légion de la garde présidentielle). Les deux pandores sont poursuivis par le ministère public pour désertion en temps de paix à l’intérieur du territoire national, une infraction punie par le Code de justice militaire.
S’agissant des délits de droit commun, les prévenus Ansoumana Sadio (gendarme auxiliaire à la légion de sécurité et de protection) et Joseph Marie Pereira (en service au deuxième escadron au Camp Leclerc) seront respectivement jugés pour vol d’un portable et d’une blouse dans une caserne et vol de portable simple. Quant au gendarme auxiliaire Amadou Tidiane Dia, en service à l’escadron territorial de Kaolack, il comparaîtra pour détention et usage de chanvre indien à l’intérieur de la caserne. Toujours dans le registre des délits de droit commun, quatre gendarmes seront attraits pour coups et blessures volontaires et défaut de maîtrise. Il s’agit de Pape Sidy Cissé (escadron moto), de ses collègues Lamine Sarr, Baby Counta et Marie Racine Ba.
Après la gendarmerie, les gardiens de la paix défileront à la barre. Onze policiers vont répondre des mêmes infractions que leurs frères d’armes. Ils auront pour assesseur Alioune Fall et Abdoulaye Th. Mbaye. Les prévenus seront défendus par Ibrahima Bèye. Cependant, un seul cas de délit militaire est inscrit au rôle des policiers. Il s’agit du limier Birame Ndiaye, soldat de 2e classe au troisième bataillon d’infanterie de Kaolack. Il est poursuivi pour désertion en temps de paix à l’intérieur du territoire national.
Pour ce qui est des délits de droit commun, quatre policiers seront jugés pour tentative de vol en réunion et usurpation de fonction de gendarme auxiliaire. Les mis en cause sont Ababacar Sow (soldat de première classe) et ses trois collègues de l’Ecole militaire de santé de Dakar, Abou Racine Faye, Oumar Ly et Abdou Kane.
L’autre groupe est attrait pour vol simple et recel de deux téléphones portables, commis à l’intérieur d'une caserne. Les présumés auteurs de ces chefs d’inculpation sont Gérard Diop (caporal à la 25e compagnie de Saint-Louis), ainsi que les gardiens de la paix Assane Sène et Déthié Seck. A la suite de ceux-ci, vont défiler à la barre les policiers Cheikh Oumar Traoré (soldat de 2e classe en servie à Thiès, poursuivi pour abus de confiance), Serigne Makane Soumaré (soldat de 1er classe à l’Ensoa). Ils devront être jugés pour détention et usage de chanvre indien.
Le dernier procès statuera sur le sort d’un sergent-chef de la 3e compagnie au Camp militaire de Bignona. Le soldat Emmanuel Coly répondra des délits d’homicide involontaire et de coups et blessures volontaires.
Pape NDIAYE
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