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Mise au point au Professeur Amadou Booker Sadji


Dans un article intitulé : ‘Sur la pléthore de partis politiques au Sénégal, Pape Diop demande un débat’ et publié dans Wal Fadjri du lundi 17 juillet 2006, il ressort que pour le Professeur Amadou Booker Sadji, la prolifération des partis est à imputer au pouvoir, qui confie des responsabilités à des leaders de formations politiques sans représentativité. Et le docte Professeur d'étayer son argumentaire par les propos suivants : ‘On nomme un (sic) Landing Savané ministre d'Etat sur la base de son poids politique, alors que son parti n'a même pas 2 % de représentativité nationale, on en rigole franchement.’

Je ne sais pas franchement quelle mouche tsé-tsé a bien pu piquer le professeur Sadji puisqu'il devait dormir profondément au point de prononcer de telles contre-vérités et de manquer d'inspiration en choisissant l'exemple d'And jëf et de son secrétaire général Landing Savané. Pourquoi en effet, au nom de la rigueur scientifique et intellectuelle, Monsieur le Professeur ne s'est pas donné la peine d'aller vérifier ses statistiques sur les scores et la représentativité d'And jëf, par exemple à l'occasion de la présidentielle de 1993, des locales de 1996 et 2002, des législatives de 1998 et 2001 ? Plus fondamentalement, que cherche Monsieur le Professeur Sadji à travers une telle sortie ?

Par ailleurs, où se trouvait-il quand And jëf se déployait aux côtés des masses dans la clandestinité et se faisait durement réprimer par le régime de Senghor ? De quel côté était-il quand Abdou Diouf, par la grâce de l'article 35, succédait à Senghor ? De quel côté des tranchées était-il quand le peuple sénégalais, à l'appel de Landing Savané et d'autres patriotes de ce pays, portait Me Abdoulaye Wade au pouvoir le 19 mars 2000 ? Pour dire simplement que l'existence et la légitimité d'un parti politique ne sauraient avoir pour juge la sentence suspecte d'aucun professeur, si docte soit-il, mais bien l'épreuve de la pratique, le combat démocratique et patriotique aux côtés des masses, la reconnaissance du peuple souverain. Tout le reste n'est que vaine spéculation.

Madièye MBODJ Secrétaire national à la Communication Porte-parole d'And Jëf/Pads

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