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Gestion du Cesti : Pourquoi le Canada s’est retiré
Les domaines d’intervention ont varié et se sont orientés vers les infrastructures, le développement rural intégré, etc. Ce sont les raisons avancées hier par l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Jean-Pierre Bolduc pour expliquer le retrait d’Ottawa de la gestion du Cesti.

L’ambassadeur du Canada au Sénégal, Jean-Pierre Bolduc, a laissé entendre, hier vendredi à Dakar, que le retrait de son pays de la gestion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) correspond à la réorientation des interventions canadiennes vers d’autres domaines, suivant une approche spécifique qui prend en compte des domaines précis à des moments déterminés. ‘Le Cesti a été pour le Canada un projet de développement’, a fait observer Jean-Pierre Bolduc qui rendait visite à l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Mais ‘au fil des ans’, les domaines d’intervention ont varié et se sont orientés vers les infrastructures, le développement rural intégré, etc. ‘Présentement, a ajouté Jean-Pierre Bolduc, le focus est fait par le Canada, sous forme d’appui budgétaire, sur des domaines comme l’éducation de base, la formation professionnelle et technique et l’alphabétisation’.

Dans le cas du Cesti comme d’autres projets de développement conduits notamment par l’Agence canadienne pour le développement international, le Canada prévoit toujours de se retirer à un moment précis. Et ‘tout au long’ de son intervention, elle s’attelle au développement des capacités qui permet au pays abritant le projet de le prendre en charge totalement afin qu’Ottawa ‘puisse penser à d’autres interventions’, a affirmé le diplomate. ‘A un certain moment, il faut pouvoir transférer la gestion des projets concernés aux pays bénéficiaires’, a-t-il souligné.

Quant aux journaux sénégalais en proie à des difficultés pour se procurer du papier, ils peuvent s’ils en expriment le besoin se faire aider par les services de l’ambassade du Canada à Dakar, a annoncé Jean-Pierre Bolduc. ‘Il y a une section commerciale au niveau de l’ambassade qui peut intervenir pour aider sur la base commerciale les journaux sénégalais à trouver du papier canadien’, a notamment dit l’ambassadeur du Canada au Sénégal. Le diplomate a toutefois précisé qu’il n’y a pas de programme développé par le Canada pour donner du papier aux organes de presse et que la seule opportunité qu’offrent ses services, est de faciliter les contacts entre les responsables des journaux et des fournisseurs canadiens.

‘Actuellement, ce qu’on peut faire, c’est sur la base commerciale. Le papier canadien est sur le marché et avec la section commerciale de l’ambassade, on peut apporter une aide aux journaux à importer du papier’, a souligné le diplomate. Agent des affaires publiques et politiques à l’ambassade du Canada, Astou Guèye a abondé dans le même sens, assurant que ceux qui en exprimeront la demande, pourront être guidés et accompagnés. Le Canada, a-t-elle souligné, dispose de papier en quantité et en qualité et ‘il n’y a aucun obstacle à ce que les autres n’en profitent pas’.

(Aps)

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