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LUTTE CONTRE LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’ENFANT : Les parents invités par leur progéniture à limiter les naissances
Dix enfants pour une seule famille, c’est trop. Nourrir ces enfants, les éduquer, les soigner, les entretenir devient presque impossible pour nos papas qui n’ont pas les moyens à cause de la pauvreté. Tel est le cri du cœur des milliers d'enfants qui ont organisé hier une caravane dans les rues de Vélingara, à l'occasion de la journée de l'enfant africain. Sur les ondes d'une radio de la place, ils ont invité leurs parents à réduire la taille de leurs familles.

Dossier réalisé par Cheikh DIENG (Correspondant à Vélingara)

Lutte contre les violations des droits de l'enfant : Les parents invités par leur progéniture à limiter les naissances
La journée de l’enfant africain a été célébrée hier, vendredi, à Vélingara dans un contexte où les droits des enfants du Fouladou sont constamment violés. Chaque année, plusieurs d’entre ces bouts de bois de Dieu meurent par suicide ou par accident en absorbant des pesticides. La garde de ces produits phytosanitaires se pose avec acuité dans les zones rurales de cette partie du Fouladou. Les chefs de famille ne se soucient guère de la sécurité des enfants en mettant ces produits toxiques à portée de main.

Pire, beaucoup d'enfants ne peuvent franchir le portail des écoles ou se présenter aux examens de fin d’année parce qu'ils sont dépourvus d’extrait de naissance. C’est ainsi que de nombreux potaches quittent l’école sans pouvoir se présenter à l'examen d'entrée en 6e devant sanctionner leur fin de cycle primaire. Mais ce sont les filles qui paient le plus lourd tribut avec le phénomène des grossesses et mariages précoces qui sont légion dans les lycées et collèges de proximité. D’ailleurs, ces derniers jours, le département de Vélingara a été secoué par le décès sur la table de consultation d’une jeune collégienne, Mariama Touré, engrossée par son professeur Daouda Keïta.

Face à ces fléaux qui menacent la stabilité de la société, des milliers d’enfants appuyés par l’Ong World Vision, la Raddho, l’Ide, le Cdeps, le Centre Ado, les scouts et guides ont organisé une caravane à travers les différentes artères de la ville de Vélingara pour sensibiliser les adulte. Un mémorandum a été remis au président du tribunal départemental, au commandant de brigade de la gendarmerie, au maire et au préfet du département de Vélingara pour exiger de ces autorités qu'elles veillent à la protection des droits des enfants souvent bafoués par les parents. Selon Gustave Gaye, coordonnateur de l'Adp de Kandia, ‘le but de cette journée est de faire un large plaidoyer en faveur de la promotion des droits des enfants du Sénégal, particulièrement ceux de Vélingara. Ensuite, cela nous a permis de mettre en place avec les autres partenaires un cadre de concertation et d’échanges visant une meilleure prise en compte des préoccupations des enfants’.

Profitant d’une émission interactive organisée par une radio de la place, les enfants ont aussi dénoncé la démographie galopante dans nos familles et l’absence totale de planification familiale. ’Nos parents doivent revoir la taille de nos familles. Dix enfants pour une seule famille, c’est trop.

Nourrir ces enfants, les éduquer, les soigner, les entretenir devient presque impossible pour nos papas qui n’ont pas les moyens à cause de la pauvreté.

C’est pourquoi nous les prions de réduire le nombre de leurs enfants pour permettre à ces derniers de bien s’épanouir.’

Concernant l’utilisation des enfants dans les champs, elle n’est pas considérée comme une forme d’exploitation de ces enfants par les populations du Fouladou. Pour Gustave Gaye, c’est plutôt une forme d’éducation et de formation des enfants. Le seul fait à déplorer, selon cet agent de développement, c’est l’utilisation abusive de ces enfants dans les champs et pâturages. Ils passent plus de temps avec les animaux qu’avec les enfants de leur âge. Et cela a des conséquences négatives sur leur développement, indique-t-il. Dix enfants pour une seule famille, c’est trop. Nourrir ces enfants, les éduquer, les soigner, les entretenir devient presque impossible pour nos papas qui n’ont pas les moyens à cause de la pauvreté. Tel est le cri du cœur des milliers d'enfants qui ont organisé hier une caravane dans les rues de Vélingara, à l'occasion de la journée de l'enfant africain. Sur les ondes d'une radio de la place, ils ont invité leurs parents à réduire la taille de leurs familles.


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