Environnement des affaires, code des marchés : Les inquiétudes de l'Usaid L'environnement des affaires et le Code des marchés publics continuent de faire du souci aux partenaires au développement. Après la Banque mondiale, c'est au tour de l'Usaid d'exprimer Ses préoccupations sur ces questions.
Le directeur de l'Usaid, principale agence du gouvernement américain chargée de l'assistance au développement économique et humanitaire en faveur des peuples à travers le monde, ne le dit pas très haut. Mais l'absence d'un environnement des affaires favorable à l'investissement et la non-application du Code des marchés publics, ainsi que les perspectives de baisse de la croissance économique au Sénégal le préoccupent beaucoup. L'insistance avec laquelle il a parlé de ces sujets, hier, atteste cette inquiétude. ‘Nous appelons le gouvernement à faire appliquer le nouveau Code des marchés publics qui constitue un document de référence et qui s'inspire des meilleures pratiques internationales en la matière. Sa mise en œuvre constituerait, en outre, un signal fort à l'endroit du secteur privé, de l'engagement du gouvernement de faire jouer les principes d'une totale transparence’, a indiqué M. Olivier Carduner. A cet égard, il lui semble important que le gouvernement sénégalais mette en œuvre des actions tendant à régler ces questions.
Pour le diplomate américain, la première action à mettre en œuvre par le gouvernement est le maintien des équilibres macro-économiques, notamment budgétaires. Le directeur de l'Usaid trouve cette action importante parce qu'elle assure les investisseurs privés de la capacité de l'Etat à tenir ses engagements financiers.
La deuxième action préconisée par M. Olivier Carduner a trait à l'amélioration de l'environnement des affaires. ‘L'amélioration de l'environnement des affaires devrait permettre de faire du Sénégal une place de premier choix en Afrique de l'Ouest pour la mobilisation de l'investissement privé’, a-t-il souligné. Cela passe, indiquera-t-il, par la mise en œuvre d'un programme d'incitations comparables à ceux mis en place par les pays africains les plus performants pour attirer l'investissement privé. Il a, à cet égard, cité en exemple le Ghana, le Swaziland et l'Afrique du Sud.
La dernière action proposée par le diplomate américain est relative à la mise en œuvre d'un nouveau Code des marchés publics. Selon le directeur de l'Usaid, cette action devrait permettre au gouvernement d'assurer la concurrence, la transparence et l'éthique dans les politiques publiques.
En outre, le directeur de l'Usaid a également insisté sur la nécessité pour le gouvernement de mettre en place une bonne politique pouvant favoriser la compétitivté du Sénégal en matière de croissance économique. Il a aussi plaidé en faveur de l'augmentation des exportations. Tout comme il roule pour une politique de gestion d'une économie de marché.
La mise en œuvre effective de toutes ces actions devraient permettre certes de soutenir efficacement la croissance économique du Sénégal, mais pour Carduner, il faut également une bonne politique de promotion du Ppp. Lequel s'avère, à son égard, un puissant instrument de mobilisation de l'investissement privé pour financer, construire, réhabiliter ou gérer des équipements, des infrastructures et des services.
Ndakhté M. GAYE
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