• Groupe Walf Fadjri
 • Service Abonné
 • Radio Walf
 • Newsletter
  Visiteurs connectés   1   -
 Recherche | Archives
  Actualites [ Interdiction de la mendicité à Dakar : Sept maîtres coraniques ont été jugés hier     -     Amara Traoré, sélectionneur national : «Rdc-Sénégal, le temps des discours est terminé»     -       ]
  Poster une Contribution   |   Contactez-nous
 Actualités
 Politique
 Economie
 Société
 Culture
 International
 Sports
 Contributions
 
Services
  > Publicité
  > Revendeur
  > Mailing liste
Entretien
Dossiers
Forum
Média Voce
Analyses
  + Rubrique Economie
Echanges commerciaux : La proximité préférée à l’extérieur


Le coordonnateur de la Conférence des ministres agricoles de l’Afrique de l’Ouest et du centre (Cmo/Aoc) a invité hier à favoriser le commerce régional qui leur profite plus que les échanges avec l’extérieur. ‘Globalement, la part des échanges régionaux est d’environ 10 %. C’est un progrès par rapport à l’année dernière. Ce que nous souhaitons maintenant, c’est de développer le commerce régional en le mettant dans un contexte plus favorable’, a souligné Baba Dioum en marge des travaux de l’atelier de formulation et de validation du Programme régional d’investissement agricole (Pria) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). ‘Il faut produire, transformer pour nous nourrir et importer les technologies de pointe que nous n’avons pas. Il y a un marché qui existe. 150 milliards de dollars, c’est un marché réel au niveau régional. Ce marché régional-là, il faut le conquérir avant d’aller chercher autre chose’, a-t-il insisté. ‘Nous savons que l’Afrique est importatrice de produits alimentaires et que les zones urbaines consomment énormément ces dits produits. Les chiffres avancés sont de l’ordre de 50 milliards de dollars et ils seront de 150 milliards dans les trois prochaines années. Pour nourrir cette population à partir des productions locale, régionale et nationale, il faut impérativement tirer cette production, la transformer et la commercialiser’, a-t-il ajouté.

Globalement, la part de l’Afrique dans le commerce mondial est de 4 %. Mais pour le coordonnateur de la Cma/Aoc, ce sont les échanges au plan régional, c’est-à-dire entre pays africains, qui leur posent problème. ‘Je dis toujours que les échanges de proximité devaient être moins coûteuses que celles au niveau mondial. Quand nous prenons le coût du transport, le coût de mise à marché, le coût du fret, le coût des assurances, le coût des risques, etc, échanger entre le Mali et le Sénégal devait être plus facile que d’échanger avec l’Europe’, a-t-il réaffirmé.

Mais, il se pose le problème des infrastructures qu’il faut régler pour pouvoir prétendre conquérir le marché régional et inter-régional, ainsi que l’explique Baba Dioum. ‘Il n’y a pas un processus de financement du commerce régional. Il n’y a pas de sécurité en termes d’assurance. Il n’y a pas d’infrastructures adéquates de commerce. Il n’y a pas de transformation’, a-t-il relevé. ‘C’est dans ces directions que nous devons maintenant développer les filières, c’est-à-dire les intégrer depuis la production jusqu’à la consommation. C’est ce que l’on appelle l’approche système des chaînes de valeur’, a-t-il indiqué.

Le développement du commerce intra et extra régional occupe une place de choix dans le sous-programme ‘développement des filières agricoles et promotion des marchés’ du Pria. Constituant la composante 3 de ce programme, il vise à combler le gap des projets, programmes et initiatives qui l’ont précédé. Ce gap porte essentiellement sur l’incomplétude des systèmes d’information fonctionnelle, la faible professionnalisation des acteurs pour tirer meilleur profit des opportunités du marché et l’inadéquation des infrastructures commerciales marchandes à usage commun. Le programme est bâti pour contribuer à lever ces goulots d’étranglement. Dans ce contexte, la finalité du programme est de contribuer significativement à la relance du commerce des produits agricoles comme un des moyens d’amélioration des performances économiques de la région et de réduction de la pauvreté.

Ainsi, il entend contribuer à la création de conditions favorables à la dynamisation du commerce des produits agricoles et agro-alimentaires ouest africains. L’accent sera mis sur les stratégies, les mesures, les moyens et les activités visant l’amélioration de l’environnement informationnel et infrastructurel du commerce des produits agricoles. Il insiste également sur le renforcement des capacités organisationnelles et professionnelles des divers acteurs que sont les décideurs publics et opérateurs économiques tant au niveau national que régional.

Ndakhté M. GAYE

  + L'info en continu






Copyright Sonatel Mutlimedia ©: Sentoo