• Groupe Walf Fadjri
 • Service Abonné
 • Radio Walf
 • Newsletter
  Visiteurs connectés   1   -
 Recherche | Archives
  Actualites [ Interdiction de la mendicité à Dakar : Sept maîtres coraniques ont été jugés hier     -     Amara Traoré, sélectionneur national : «Rdc-Sénégal, le temps des discours est terminé»     -       ]
  Poster une Contribution   |   Contactez-nous
 Actualités
 Politique
 Economie
 Société
 Culture
 International
 Sports
 Contributions
 
Services
  > Publicité
  > Revendeur
  > Mailing liste
Entretien
Dossiers
Forum
Média Voce
Analyses
  + Rubrique Economie
Insémination artificielle : 30 000 vaches touchées


(Envoyé spécial) - Ndioum, dans le département de Podor, a été samedi, le théâtre du lancement officiel de la deuxième édition de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance, en son volet élevage (Goana 2).

Mais aussi de la première fête des veaux métis issus du programme national d'insémination artificielle. Des veaux métis que le public a eu à admirer lors de cette cérémonie présidée par le Premier ministre. Dans cette commune, le ministre de l'Elevage a révélé qu'en une année, les effectifs inséminés sont passés de 3 à 30 mille vaches avec un taux de gestation très satisfaisant de l'ordre de 50 %, en un seul passage. D'où l'engagement des pouvoirs publics de massifier l'insémination artificielle en vue de la création d'une population dense de vaches métisses pour assurer la satisfaction des besoins nationaux en produits laitiers et aussi réduire la facture laitière du Sénégal estimée cette année à 60 milliards de francs Cfa. Ce qui remet sur la table la lancinante question de la conservation, de la transformation et de la commercialisation de la production laitière au niveau national. ‘A certaines périodes de l’année, il y a une surproduction de lait et les éleveurs ne sont pas préparés à transformer ce lait et à le commercialiser’, reconnaît le docteur Oumou Khairy Guèye Seck. Pour qui, la réussite du programme d’insémination artificielle initié dans le cadre de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) risque d'occasionner des surplus de production si l’on ne prend pas les devants. Cause pour laquelle, l’Etat a mis en place un système cohérent et rentable pour faire tourner les unités laitières. ‘Nous avons installé des rayons de collecte primaire dans les villages les plus reculés et grâce à des tanks à énergie solaire, les éleveurs des villages environnants viennent déposer et conserver leur production’, révèle-t-elle. Non sans préciser qu’un tel système de collecte et de réfrigération a un impact sur le coût du transport qui se réduit considérablement.

Aussi, rappelle-t-elle que le volet élevage de la Goana met l’accent sur le développement de la filière laitière locale à travers le Programme national de développement de la filière laitière (Prodelait) dont l’une des composantes principales est le Programme spécial d’insémination artificielle. Avec sa mise en œuvre, les services du ministère de l'Elevage ont révélé une nette augmentation de la production locale qui est passée de 120 millions de litres en 2006 à 145,9 millions de litres en 2008. Ce qui apparaît comme un acquis par rapport à l’objectif global de la Goana, en son volet élevage, qui est d’inséminer 500 000 vaches a l’horizon 2012 et d’acquérir 30 000 exotiques de race pure en vue d’obtenir une production additionnelle de 400 millions de litres de lait, 43 500 tonnes de viandes et 120 000 pièces de cuir.

A cela s'ajoute le Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab) qui a pour objet la modernisation et l’intensification des productions animales. A ce titre, il vise la promotion d’investissements structurants dans les sous-secteurs de l’élevage. En particulier, il est destiné à faciliter le financement de certaines activités, notamment la réalisation d’infrastructures respectant les normes modernes d’élevage, l’acquisition d’équipements de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation des produits animaux. Mais aussi la pratique de cultures fourragères, l’acquisition d’intrants et de facteurs de production pour les animaux en stabulation et la modernisation des pratiques. Tout comme l’installation d’unités artisanales, semi-industrielles et industrielles de modernisation et d’intensification des techniques de production animale.

Ibrahima DIAW  

  + L'info en continu






Copyright Sonatel Mutlimedia ©: Sentoo