Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) :
Wade promet de les atteindre Seulement deux secteurs nous séparent de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. Me Wade qui en a fait la révélation, hier, a promis que les Omd seront tous atteints.
Le Sénégal atteindra les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en 2015. C’est la conviction du président Abdoulaye Wade qui prend ainsi le contre-pied des afro-pessimistes qui prédisent la non-atteinte de cet objectif par les pays du continent noir. Il l’a affirmé hier au cours de la cérémonie officielle de lancement du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam/Volit). ‘Nous pouvons y arriver. Il ne nous reste que deux secteurs où nous sommes en retard’, a expliqué le chef de l’Etat au cours de cette cérémonie. Il s’agit du bouclage du cycle primaire par les jeunes filles. Et sous ce rapport, il a salué la pertinence du Palam qui recoupe les préoccupations du Sénégal en matière de scolarisation. Un programme en cohérence avec la stratégie de développement du Sénégal.
La mortalité maternelle et infantile constitue le second obstacle à l’atteinte de cet objectif. A ce titre, Me Abdoulaye a salué le rôle déterminant que peuvent jouer les ‘Badianiou gokh’ dans leurs localités respectives. Et à qui l’Etat va bientôt octroyer des véhicules qui leur permettront d’évacuer les femmes enceintes vers les structures sanitaires en cas de besoin.
Les régions de Diourbel et Kaffrine, connues pour l’acuité de leur pauvreté, sont les principaux bénéficiaires de ce programme de 5 ans. Pour une enveloppe de 7,3 milliards de francs Cfa, le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam/Volit) veut contribuer à la réduction de la pauvreté au sein des populations rurales et féminines en particulier. Ce, par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle centrée sur les compétences et par l’accès aux services de microfinance favorisant l’auto-développement. Financé par la Banque islamique de développement (Bid), le projet comprend 5 composantes qui vont de l’accès à l’éducation des déscolarisés et non scolarisés à la gestion et au suivi du programme.
L’acuité de la pauvreté, un taux de scolarité bas, un fort taux d’analphabétisme, la faiblesse de l’intervention des partenaires techniques et financiers comparativement à d’autres régions, demeurent les principaux critères de sélection des bénéficiaires.
Le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté, selon ses responsables, est en harmonie avec le Document stratégique de réduction de la pauvreté (Dsrp) et le Programme de développement de l’éducation et de la formation (Pdef).
Spécifiquement, le programme cherche à renforcer les capacités d’accès à une éducation de qualité des enfants de 9 à 15 ans déscolarisés de manière précoce et non scolarisés. Il tente, également, de répondre aux besoins éducatifs des jeunes et des adultes âgés de 16 à 24 ans pour leur assurer un accès équitable à des programmes de formation qualifiante et à la microfinance. Les leçons apprises lors de cette première phase seront prises en compte pour une extension à la fois géographique et quantitative des phases ultérieures du programme.
Ibrahima DIAW
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