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Contre sommet Afrique-France : Près de 200 personnes font entendre leur voix
{OD|/$e-sommet Afrique-France a, lui aussi, vécu. Et il aura mobilisé 200 personnes venues du Burkina Faso, du Tchad, du Togo, du Sénégal, du Mali et de la France pour faire entendre la voix des peuples à l’occasion du 23e Sommet Afrique-France.

Ils étaient près de 200 personnes venues du Burkina Faso, du Tchad, du Togo, du Sénégal, du Mali et de la France pour faire entendre leur voix, la voix des peuples à l’occasion du 23e Sommet Afrique-France qui s’est déroulé du 2 au 3 décembre à Bamako. Une opportunité qu’ils ont saisie pour relancer le débat sur la question du développement dans les pays du Sud, sur l’aide au développement, l’endettement, les politiques néo-libérales, etc. Autant de sujets qui constituent, selon la Coalition des alternatives de développement (Cad), des obstacles politiques au développement de nos pays.

Ce forum s’est voulu un espace démocratique de réflexion, de dialogue et de propositions d’alternatives de changement en vue d’améliorer les relations Nord-Sud. Deux jours durant, en conférences plénières et en ateliers, les «alterfrançafrique» ont fait le point de la coopération Afrique-France et débattu des questions de démocratie et de gouvernance, d’impunité, d’élection, de dette, de commerce international, de migration, etc.

Les questions de jeunesse, thématique centrale du 23e sommet, ont également été abordées. Car la «Coalition des alternatives de développement reste préoccupée par la situation d’insécurité sociale et économique, de désespoir auquel les jeunes Africains sont confrontés», a dit la présidente de Cad-Mali, Barry Aminata Touré. Cette situation s’explique, selon elle, par les pratiques de soutien aux dictatures, aux pseudos démocraties, les pillages des ressources et la dette qui ont vidé l’Afrique de ses potentialités économiques et humaines, de son trésor culturel et de son patrimoine ancestral.

Pour les mouvements sociaux, les peuples d’Afrique ne doivent pas continuer à subir le cours de l’Histoire, mais saisir les opportunités pour la transformer. «Il y a une impérieuse nécessité d’orienter les ressources africaines et françaises dans la satisfaction des besoins humains fondamentaux des communautés notamment l’éducation, la santé, l’accès à l’eau et aussi un travail décent», a souligné Barry Aminata Touré.

Par ailleurs, les participants au contre-sommet Afrique-France ont rendu un vibrant hommage à François Xavier Verschave, président de l’association française «Survie», militant et grand défenseur de la cause des peuples africains et français qui a été arraché à l’affection de tous. Auteur de plusieurs ouvrages critiques et alternatifs des relations de coopération Afrique-France, M. Verschave a été l’un des principaux acteurs infatigables de la popularisation du concept «France-Afrique».

J. MBENGUE

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