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Acharnement sur les opposants au Niger : La Raddho interpelle la communauté internationale
Depuis son installation à la tête de son pays pour un troisième mandat, le président Mamadou Tanja multiplie les répressions et les intimidations à l'endroit de l'opposition et de la société civile. Une situation insoutenable qui amène la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho) à tirer la sonnette d'alarme pour interpeller la communauté internationale.

Son coup de force constitutionnel ne l'a pas empêché d'épargner la classe politique de son pays. Mamadou Tanja enchaîne les répressions et autres menaces à l'endroit de toutes les forces vives qui s'étaient opposées à son fameux ‘tazartché’. Sa manœuvre visant à susciter la continuité de son mandat pour une durée de trois ans. Cette même hostilité vise également la société civile nigérienne qui s'était particulièrement mobilisée contre son projet. La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), à travers un communiqué, a tenu à attirer l'attention des dirigeants africains et occidentaux sur les dérives du président nigérien. Alioune Tine et ses camarades ‘expriment leur inquiétude suite à la situation au Niger’. Un contexte d'enfer qui, selon cette organisation de droit de l'homme, se manifeste par ‘des arrestations et des répressions visant les leaders de l'opposition et la société civile’.

Des actions dignes des pouvoirs autoritaires les plus sévères et qui, de l'avis des responsables de la Raddho, constituent une ‘criminalisation et de la liquidation politique des opposants’. Cela se traduit par un acharnement sans précédent sur les députés qui s'étaient vivement opposés au projet du président Tanja d'organiser un référendum pour un troisième mandat. Ainsi, la Raddho déplore-t-elle ‘le défilé des députés à la police dont cinq d'entre eux sont même gardés à vue pour détournement de biens publics’. ‘Cela au moment où le leader de l'opposition, Mahamadou Issoufou, convoqué très bientôt devant le juge, se voit interdit de quitter son pays avec cent vingt cinq autres députés nigériens’.

Autant d'actions coercitives qui poussent la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme à en appeler à l'implication effective de la communauté internationale. Cela, non sans demander à la société civile nigérienne de ‘poursuivre la lutte afin de faire triompher les idéaux de la déclaration universelle des droits de l'homme’.

Rappelons que l'Assemblée nationale avait opposé un refus catégorique au président Tanja de briguer un troisième mandat. C'est pourquoi, aujourd'hui, ce dernier de manière maladroite compte coûte que coûte à faire payer ces élus du peuple. Des députés qui se voient aujourd'hui taxés de toutes sortes de dérives dans leur gestion.

Abdoul Aziz AGNE

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