Journées médicales de Galoya :
3 900 personnes soignées gratuitement En soixante-douze heures, environ quatre mille personnes ont eu, sur initiative de l'Union générale des originaires de Galoya (Ugog), à bénéficier de soins médicaux gratuits. Cerise sur le gâteau, le ministre de la Santé a promis d'ériger un centre de santé dans la localité.
(Envoyé spécial) - Les journées médicales de Galoya ont vécu. Pendant trois jours (18, 19 et 20 août), dans cette bourgade située dans le département de Podor et, à mi-chemin entre Ndioum et Ourossogui, une équipe médicale composée de trente-cinq médecins et paramédicaux a installé un camp médical pour des consultations gratuites. Ainsi, cette édition, la deuxième du genre, a fait drainer des foules venues de tous les villages environnants (Pété, Diaba, Lougué, Saldé, Wassétaké, etc). Et rien que, pour la première journée, environ mille trois cents personnes se sont fait gratuitement prendre en charge dans des spécialités aussi diverses que la chirurgie dentaire, la gynécologie, l'ophtalmologie, la pédiatrie, la cardiologie, etc. Compte non tenu de celles qui ont eu à être traitées par la Brigade mobile qui a sillonné le village pour des consultations à domicile.
En fin de première journée, des statistiques établies par les Dr Adama Kane et Diaby Falikou de l'équipe médicale, faisaient apparaître un nombre important de personnes consultées pour des problèmes liés à l'hypertension artérielle. Ce qui n'a rien d'alarmant, selon eux, vu que "les chiffres recueillis recoupent les statistiques nationales". Le paludisme a, également, figuré en bonne place parmi les pathologies qui ont été traitées au cours de ces journées médicales. Sous ce chapitre, des patients ont eu à faire l'objet d'hospitalistation de courte durée, sous surveillance médicale avec des équipes qui se relayaient de jour comme de nuit. Au total, sur les trois journées, environ trois mille neuf cents personnes ont pu avoir accès à des soins médicaux gratuits.
Le volet "sensibilisation" n'a pas été laissé en rade par ces journées médicales. En effet, des séances d'explication sur le Sida, les Maladies sexuellement transmissibles (Mst) et les maladies diarrhéiques ainsi que des ateliers de formation sur la prévention de l'hypertension artérielle ont constitué le soubassement de cette campagne qui a, également, permis à des étudiants en spécialité, des étudiants stagiaires et des médecins confirmés venus de France, du Maroc et de Dakar de se frotter aux réalités médicales. A la grande satisfaction des nombreuses personnes qui ont fait le déplacement de Galoya. Parmi lesquelles le ministre de la Santé qui, après avoir salué cette "initiative citoyenne", a donné son accord de principe pour la construction d'un centre de santé à Galoya. Une infrastructure qui sera préfinancée par les ressortissants de Galoya. Comme ce fut le cas pour la maternité et le Collège d'enseignement moyen du village.
Infrastructures sanitaires dans le département de Podor
Sos pour un centre de santé
Les populations des villages situés sur la dorsale allant de Ndioum à Ourossogui ne sont pas loin de s'estimer les laissés pour compte des politiques publiques en matière de santé. A juste titre ! Parce que, sur une distance de plus de deux cents kilomètres, il n'y a pas l'ombre d'un centre de santé. A part les dispensaires et autres cases de santé, il n'y a pas l'ombre d'un hôpital digne de ce nom. Cette situation oblige les patients à se rabattre sur les seules structures sanitaires existantes. Ce qui est la cause de beaucoup de décès au cours des évacuations. L'annonce faite par le ministre de la Santé d'ériger un centre de santé à Galoya vient, ainsi, à point nommé. Pourvu que ce ne soit pas qu'une promesse.
Ibrahima ANNE
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