• Groupe Walf Fadjri
 • Service Abonné
 • Radio Walf
 • Newsletter
  Visiteurs connectés   1   -
 Recherche | Archives
  Actualites [ Pour ses dérapages verbaux répétés : Le limogeage de Bécaye Diop réclamé par les femmes de Bennoo     -     Lutte contre l’excision : Le Sénégal cité en exemple par les Nations unies     -     14 cas de grippe A H1N1 confirmés : Sept cas à Pikine, un à Touba et six à Diourbel     -       ]
  Poster une Contribution   |   Contactez-nous
 Actualités
 Politique
 Economie
 Société
 Culture
 International
 Sports
 Contributions
 
Services
  > Publicité
  > Revendeur
  > Mailing liste
Entretien
Dossiers
Forum
Média Voce
Analyses
  + Rubrique Société
Survie de l'enfant : La santé du nouveau-né souvent négligée
S'occuper des nouveau-nés demande un travail méticuleux. Et souvent, les populations ne sont pas prêtes à consentir les sacrifices qu'il faut pour bien traiter les moins d'un an. Or, le projet Survie de l'enfant de l'Usaid/Basics, implanté au Sénégal depuis 1994 et qui se termine ce mois-ci, recommande une plus grande vigilance.

Les moins d'un an payent un lourd tribut à l'insuffisance de la formation du personnel médical et, au niveau communautaire, des matrones et agents de santé communautaires. Trente-quatre pour mille meurent entre 0 et 12 mois. Plus alarmant encore, 50 % d'entre eux meurent par jour et 75 % la première semaine ayant suivi leur naissance. Des données inquiétantes qui ont poussé les responsables du projet Survie de l'enfant de l'Usaid/Basics à insister sur les mesures préventives de la santé du nouveau-né qu'ignorent royalement les populations.

Selon les résultats de l'enquête démographique et de santé Eds4, le taux de mortalité néonatale entre 1992 et 2005 est passé de 34.9 à 35 pour mille naissances. Couper le cordon ombilical avec des lames propres et stérilisées, enrouler le nouveau-né avec des pagnes propres, apprendre les techniques de débouchage si l'enfant vient au monde asphyxié, sont autant de pratiques simples qui contribuent à sauver des milliers de nouveau-nés. C'est ce sur quoi a insisté le Docteur Aboubacry Thiam, chef d'équipe Basics au Sénégal, lors de l'atelier de dissémination des résultats et de partage des expériences du projet Survie de l'enfant de l'Usaid-Basics.

Tirant les conclusions de ce projet installé au Sénégal depuis 1994, le Dr Thiam s'est félicité des efforts consentis, en collaboration avec les autres partenaires, dans la formulation des programmes d'intervention en ce qui concerne la santé néonatale en vue de la réduction de la morbidité et de la mortalité infanto-juvénile. Pour cela, Basics avait ciblé quatre domaines d'intervention. Il s'agit de la vaccination, de la nutrition, de la prise en charge intégréz des maladies de l'enfance (paludisme, infections respiratoires aiguës et maladies diarrhéiques). A cela, il faut ajouter la santé périnatale et néonatale.

D'un point de vue des résultats obtenus, on peut noter une montée du taux de couverture à hauteur de 80 % sur la supplémentation en vitamine A dans les districts et postes de santé. En ce qui concerne l'allaitement maternel exclusif, seules 34 % des femmes s'adonnent à cette pratique ‘très importante pour la santé du nouveau-né’. Selon les responsables du projet Usaid/ Basics, il y a lieu de se mobiliser davantage afin de crever le plafond des 50 %.

Malgré ces résultats satisfaisants, il reste des pas à faire par le Sénégal. Car, souligne le Dr Aboubacry Thiam, en ce qui concerne la santé du nouveau-né, le Sénégal vient après bon nombre de pays, dont Madagascar, la Gambie et le Cap-Vert. Entre autres contraintes relevées dans le cadre de ce projet, l'insuffisance de coordination entre les différents acteurs présents sur le terrain. Il est évident que ce déficit de coordination se répercute sur les activités et les ralentissent. ‘En terme d'efficacité, il y a perte de temps et d'argent’, souligne le responsable de Basics.

L'enregistrement des données a été également un handicap majeur. En effet, à travers l'utilisation d'outils simples, il fallait bâtir un système d'information performant pour pouvoir faire en temps réel le suivi et l'évaluation, précise le Dr Thiam. Selon lui, cette banque de données aurait permis de savoir combien d'enfants ont reçu la vitamine A en une période donnée. Seulement, il n'y en a point.

Issa NIANG

  + L'info en continu






Copyright Sonatel Mutlimedia ©: Sentoo