Darou Mouhty, cadre pilote pour un programme de santé :
Une nouvelle approche pour combattre la mortalité maternelle et infantile Pour réduire de façon significative la mortalité maternelle et infantile, le district sanitaire de Darou Mouhty s’est fixé comme date butoir la fin de l’année 2008. A cet effet, un important programme a été lancé avec le soutien de la coopération américaine.
(Correspondance) - Comme presque tous les pays du Tiers-monde, le Sénégal est tout aussi préoccupé par la mortalité maternelle et infantile qui reste assez élevée. La situation est encore plus inquiétante dans les zones rurales. C’est la raison pour laquelle les autorités sanitaires du pays ‘entendent s’investir dans la lutte contre le mal à tous les niveaux où il se manifeste’. Le district sanitaire de Darou Mouhty a été choisi par les partenaires au développement du Sénégal comme commune pilote dans le cadre d’un programme qui vise à fournir plus de moyens aux agents de santé pour réduire le phénomène. C’est dans ce cadre que le représentant de l’Ong Intra Health (Usaid) a rappelé ‘que sa structure a dépensé beaucoup d'efforts et d'argent pour l’amélioration de la santé maternelle’, des efforts qui cependant restent encore insuffisants, ‘puisqu'on est aujourd'hui passé de 510 à 401 décès maternels pour 100 mille naissances vivantes’ en moyenne au Sénégal. Alors que la mortalité infantile ‘se situe à 35 pour mille’. Un constat qui fait dire à Thioub Faty Thiam Ndiaye qu’il faut ‘de nouvelles orientations, une nouvelle approche pour faire baisser ces chiffres alarmants en améliorant la qualité des soins de santé maternelle et infantile’. Et pour que cela puisse se réaliser, ‘une nouvelle politique sanitaire est obligatoire avec un peu plus de responsabilisation des districts sanitaires au niveau local’.
Cette nouvelle démarche sera accompagnée de quatre composantes dont ‘les rôles et responsabilités des acteurs, les attentes en matière de performance, les ressources pour briser les barrières liées à l'offre et à la demande et enfin le suivi et la reconnaissance’. ‘C'est un document extrêmement important que nous avons élaboré sans nous fixer cependant des objectifs précis au niveau du district’, a expliqué le médecin-chef de district, Dr Moustapha Diop. Il s’agit, parmi ces objectifs, ‘d’augmenter de 10 % la qualité des produits distribués et de 60 % le niveau de la sensibilisation’.
Mais la lutte sera aussi axée sur la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle et infantile, ‘en portant le pourcentage d'accouchements effectués par un personnel qualifié à un taux de 30 %, et celui des femmes enceintes bénéficiaires de moustiquaires imprégnées à 90 %, tandis que le paludisme devra être prémuni de 90 % chez les enfants’. Et pour réaliser de tels résultats, le personnel sanitaire du district sera responsabilisé et aidé dans l’accomplissement de ses objectifs.
Ama DIENG
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