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Médecine dans le privé : La révision des textes réglementant le secteur à l’ordre du jour
Un atelier de révision des textes réglementant l’offre des soins et l’exercice de la médecine dans le privé s’est ouvert hier, lundi, à Say-Portudal. Il s’agira d’examiner durant trois jours toutes les questions relatives à l’exercice de la médecine en privé, dans le souci d’améliorer l’environnement national des soins. Dans la même veine, il sera procédé au partage des trois directives de l’Uemoa relatives à la libre circulation et à l’établissement au sein de l’espace Uemoa, des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes, ressortissants de l’union.

‘Comme tout le monde le sait ou le suppose, le secteur du privé de la médecine n’est pas suffisamment encadré par les textes. Ceux-ci datent de très longtemps et nous avons constaté que nous avons beaucoup de vides juridiques. Il y a des situations nouvelles qui n’ont pas été prévues par les textes au moment de leur élaboration’. Ainsi s’explique, selon le Dr Mamadou Samba Dankoko, Conseiller technique numéro 1 du ministre de la Santé et de la Prévention, la volonté affichée par Modou Diagne Fada d’apporter sa contribution à l’assainissement de ce secteur. Cette précision, le Dr Dankoko l’a apportée hier en marge de l’ouverture de l’atelier de révision des textes réglementant l’offre de soins et l’exercice de la médecine dans le secteur privé au Sénégal ouvert à Saly-Portudal. Rappelant que le développement du secteur privé de la médecine se fait dans des conditions ‘qui ne sont pas toujours conformes aux règles d’une bonne planification’, il a relevé que cette situation est dommageable à notre système de santé ‘qui doit être soutenu par une politique cohérente mettant en synergie l’apport des secteurs public et privé’.

L’atelier qui s’est ouvert hier, est bien opportun, a-t-il estimé, car précise-t-il, ‘il traite de nombreuses questions relatives à l’exercice de la médecine privée, dans le souci d’améliorer l’environnement juridique et de mieux servir notre système national de soins’. D’autant que, a-t-il indiqué, la supervision des cliniques privées de la région de Dakar, faite en février et mars 2009, a révélé ‘des situations troublantes’. Et de citer quelques exemples : exercice de la médecine par une personne non qualifiée, praticien non autorisé à exercer la médecine (parce que non inscrit à l’Ordre national des médecins), praticien qualifié et autorisé, effectuant dans un établissement autorisé des actes ne relevant pas du niveau de cet établissement. Par ailleurs, l’installation anarchique, sans le respect des normes de sécurité, ‘est de nature à discréditer la profession et à favoriser sa paupérisation’, selon le Conseiller technique numéro 1 du ministre de la Santé et de la Prévention.

L’autre volet de cet atelier se penchera sur l’adoption par l’Uemoa de trois directives relatives à la libre circulation et à l’établissement des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ressortissants de l’Union au sein de l’espace Uemoa. Le Dr Dankoko a révélé que les directives en question sont entrées en vigueur depuis le 1er Janvier 2008 pour les médecins et le 1er janvier 2010 pour les pharmaciens et chirurgiens-dentistes. ‘Leur application suppose que chaque pays de l’Uemoa a déjà révisé ses propres textes pour les adapter aux exigences des directives’, a-t-il expliqué, avant d’annoncer que d’autres projets de réforme sont en cours dans l’espace Cedeao, sous l’égide de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) et concernent le corps des paramédicaux.

Au total, il s’agira pour les participants à l’atelier de révision des textes, de faire une analyse de la situation dans le secteur privé de la médecine, de procéder à une revue de l’environnement juridique, législatif et réglementaire, de présenter la directive de l’Uemoa en vue d’en avoir la même compréhension et de mettre à jour les textes réglementaires.

Pape Mbar FAYE

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